Rowane's profile~ A La Croisée Des Chem...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
~ A La Croisée Des Chemins ~* Le seul règne est celui de la vie * |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Cet endroit est dédié à tous vos commentaires.
Cypio
wrote:
Bonsoir à l'ombre d'une Etrangère ...
Si je m'y suis perdu, j'ai toutefois ressenti pendant plus d'une heure la plénitude d'un vrai plaisir.
Dévoués respects, Cypio, à l'ombre d'une plume ..
Nov. 7
officielles ou non
|
January 04 Porte des Etoiles
~La porte des étoiles~
Quelle beauté dans ces monstres de pierre, ces murs de gris et de verre aux veines de fer ? Quelle grâce dans le murmure froid des eaux ? Quelle quiétude dans l’immensité abyssale du ciel ? Quel refuge pour les créatures du vent, des eaux ou le murmure des herbes ? Fallait-il un regard qui les lie, une main qui les unisse, une lumière qui leur donnât vie, un chant pour les élever. Alors la colère des fleuves s’harmonisa au chant du vent, le hurlement des vaisseaux de pierre atteignit le silence des étoiles, les nuages entourèrent les sommets des œuvres humaines, cités inondées de la lumière de l’aube. Et au dessus des eaux de l’Aratta s’ouvrit une porte dorée, sans âge, par laquelle passèrent le temps, les années de solitudes, les guerres, le sang versé en vain et les larmes salées d’amertume. Passèrent les rires, les joies, les sourires et les caresses. Passèrent les vies et les morts de chacun, passèrent tout ce que la terre et ses habitants avaient ou pouvaient avoir connu. Les voiles se brisèrent, les murs se déchirèrent entre les cœurs, les peuples, les idées et les mondes.
La vie traversa en tous comme le vol des oiseaux dans les nuages, la lumière jouant dans les remous de l’eau, lui donnant une vie propre, belle, toujours présente, jamais semblable. Tous les regards se noyèrent dans les larmes de la porte, compris, aimés, absouts. Ceux qui depuis toujours avaient su que rien ne pouvait hormis eux-mêmes créer de limite virent dans ce jour un événement magnifique, la réalisation de tout ce qu’ils avaient toujours créé en eux, autour d’eux, nourrissant leur vie de leurs rêves, nourrissant les rêves de la vie. Les autres virent là un miracle unique, et qui demain ne serait plus qu’un souvenir, trop grand pour se perpétuer, trop beau pour être oublié. La naissance d’un rêve dont la seule cruauté était d’être vrai, atteignable…
Les cités perdirent le murmure du vent, les nuages se retirèrent dans les lointaines vallées, la lumière quitta les reflets infinis des verres transparents, et les vaisseaux de pierres ne grondèrent plus dans les veines de la terre. Le monde redevint ainsi qu’il était vu par ses habitants, caché par les regards des hommes, sa beauté figée hors du temps aussi longtemps qu’ils n’entendraient le chant qui était le sien. Les flots de lumière passèrent le seuil de la porte des étoiles, recueillis par sa gardienne en un geste destiné à donner autant qu’à recevoir, usant du vent de nos pensées autant qu’elle les nourrissait du bruissement de ses ailes. La douceur de la vie sembla se retirer d’un seul coup de la surface de la terre, mais elle demeura dans la grâce du vol des fils du vent, dans le hurlement des loups lors de la lune pleine, dans la furie des fleuves d’Asie… dans le regard innocent et pourtant empli de sagesse des enfants.
Elle ne se refusait pas plus à nous, enfants de la terre, que nous nous refusions à elle. L’éternité attendait patiemment, teintée de nos rêves, emplie de vie. Elle nous attendait, nous, les enfants de l’univers, afin de pouvoir naître dans nos regards. Car bien que nous ayons cru pouvoir la cerner et l’enfermer, la manipuler ou la contrôler, la nommer d’une infinité de nom, elle ne se révéla jamais qu’à ceux qui la regardaient en eux, qui la regardaient en elle. Figée pour nous, elle tend ses doigts en un geste de don, attendant que nous lui offrions ce qu’elle seule nous avait donné, ce qu’elle seule était et que nous ne pouvions qu’être. Car on ne peut obtenir une chose sans son contraire, vivre sans être, naître sans mourir, être aimé sans aimer, être heureux sans le devenir dans ce qu’il offre.
Elle nous appelle, nous l’entendons, l’affublant de noms divers, Dieu, Déesse, Eternité, Vie, Harmonie... Mais lorsqu’aucun ne sera plus nécessaire, nous l’aurons trouvée, dans un regard, dans un sourire, un caresse, un chant ; dans la plainte du vent, la course des eaux, le voyage des créatures du vent et des eaux… Et même en nous, quoique de toute chose, ce soit de celle-ci que nous doutions le plus. Aurions-nous été assez cruels pour ne pas nous offrir une chance ?
I.
En cas d'utilisation de ce texte, merci de citer ce blog en source ainsi que la signature "I". billet pour des raisons
May 13 ShoebizVous habitez en Suisse et plus précisément près de Lausanne, ou simplement envie d’une soirée hors des habitudes ? Je vous propose un éventail d’émotions, avec une touche de rythme et beaucoup de rêve, de sourires et de créativité avec…
*Shoebiz*
« Shoebiz c’est trois dynamiques de vie, trois perceptions à travers le mouvement, trois expériences de la scène et trois grosses pointures du monde des claquettes américaines qui se réunissent pour mettre de façon drôle et décontractée le doigt sur les travers de la société de consommation dans laquelle ils vivent.
- Vendredi 30 mai 20h00, samedi 31 mai 19h00 - Dimanche 01 juin 17h00
Commande des Billets: Espace Culturel des Terreaux
March 27 Jyu Oh Sei
Jyu Oh Sei
Une énième histoire sur notre avenir… En réalité, nous ne savons plus que faire de toutes ces histoires de science fiction ; les une nous permettent une douce évasion, agrémentée d’une morale qui certes nous touche, mais nous paraît utopique… D’autres sont parfois plus cruelles, nous rapprochant dangereusement d’un avenir qui pourrait advenir. Mais elles ont en commun d’avoir un fond qui malheureusement sonne juste, car bien que nous le souhaitions souvent, nous ne sommes pas aveugles. Jyu Oh Sei est en soi une histoire qui n’a rien pour détonner dans les rayons de la science fiction, si ce n’est pour quelques raisons : il ne cherche pas à plaire, il est humain en ce sens qu’il réunit ce que nous avons de bons comme de mauvais dans nos penchants, il est émouvant… Et sans doute proche d’une réalité qui aurait pu, ou pourrait être si un jour nous devions naître en 2346, près d’une planète nommée Chimera… avec les problèmes que le gouvernement en place rencontre. Cette série, outre sa musique sublime et ses personnages aussi vrais qu’attachant, a le don de nous entraîner dans une genèse qui ressemble à une apocalypse, mais qui trouve la force de se survivre, de trouver sa raison d’être, sa liberté… et son droit de savoir « pourquoi ». Elle nous rappelle que chacun sait, au fond de lui, ce qui constitue le bien ou le mal… elle nous rappelle que malgré toutes les excuses que nous nous trouvons, nous savons ce que réellement nous devrions faire… seul ou non. Elle nous rappelle que tout ce qui ne constitue pas notre planète, sa nature et les créatures qui y vivent n’est qu’accessoire, et que quoi que nous ayons ou non, nous avons le choix, et qu’avant de l’avoir suivi jusqu’au bout, nous ne pouvons perdre espoir. La nuit n’existe que pour ceux qui ne la voient pas, après tout. Nous en revenons, et en reviendront toujours à ce que nous étions… Et cela peut remonter loin, très loin même. Toujours des fins se profilent, toujours elles annoncent une renaissance… Et sans doute en sera-t-il ainsi aussi longtemps que nous ne trouveront pas nous aussi une Chimère, quelle qu’elle soit. Jyu Oh Sei, le nom d’un être devenu Roi des Bêtes, parce que parfois sont-elles plus humaines que bêtes, justement. Un homme qui refusa de laisser la seule chose qui rend nos vies si précieuses : son humanité, ses émotions… sa liberté et sa raison d’exister. Ce n’est pas nous qui avons droit à la vie, c’est la vie qui à droit à la vie. Telles que nous sommes, sommes-nous de son règne ? Nous sommes les artisans de nos vie, de notre avenir et de notre passé ; élégant clin d’œil aussi que les noms des acteurs de cet animés, rappelant discrètement qu’un homme est à sa manière, un créateur. A vous de découvrir ce qui reste à découvrir, simplement en visionnant cette histoire.
January 14 le Valet et l'OmbreLe Valet et l’Ombre
Les habitants avaient dû le prendre pour un dérangé : « je cherche une jeune femme, assez jeune ; elle ne serait restée que peu de temps », demandait-il partout où se spas le menaient. Assez mince pour trouver quelqu’un… Mais malgré cela, il ne pouvait cesser sa quête, comme si parmi toutes les choses qui lui avaient donné goût à la vie, elle était celle qui pourrait le mener le plus loin, alors… pestant et maudissant sa propre bêtise, il marcha de village en village, de contrée en contrée… Puis un jour, assis au bord d’une route de sable et de soleil, harassé… il pleura. Après ces heures, ces journées… ces années, il avait perdu le but de sa quête, cherchant de plus en plus le but de sa présence, sa raison d’être. Il n’avait même pas pu ramener celle qu’il avait nommé « L’Etrangère », il ne servait ni à lui ni à personne… Seul, abandonné même de lui-même, il se confia au cours du fleuve de la vie… Ses larmes se tarirent, son cœur emballé retrouva son battement lancinant. Il venait de décider de rentrer, chez lui, auprès de son seigneur. Il lui dirait qu’il n’avait trouvé que le vent et la ruine, la beauté et la richesse… mais qu’à chercher une ombre, il s’était perdu lui, avec sa vie, ou du moins ce qu’il pensait être sa vie… Le valet se leva, remit son sac sur ses épaules et faillit buter contre la silhouette frêle qui se tenait sur le chemin. Une jeune fille se trouvait là, vêtue de voiles, comme une femme du désert dans lequel il voyageait depuis quelques semaines. Elle venait du sens opposé à sa propre route, tracée sur les dunes. Ses cheveux ondulaient sous le vent. Pris d’une inspiration soudaine, un dernier espoir peut-être, il lui demanda si elle n’avait pas vu une jeune femme, de passage, et qui serait repartie loin… Elle éclata de rire, il sursauta, comme éveillé du rêve silencieux du désert. - Toi, l’étranger, que fais-tu à chercher une illusion ? Je connais quelqu’un qui ressemble à cette ombre… Lui dit-elle soudain devenue grave. Rempli d’espoir, le valet, la supplia de lui dire son nom… Sa quête, ces années, serait-il enfin libéré de cette puissance qui l’avait forcé à trouver cette ombre ? - Il n’est pas de nom pour cette personne, étranger… il en est des milliers, formant une étoile, un soleil, chaque lumière. Toi, qui as si longtemps cherché les pas d’une étrangère fuyant ta quête… tu me vois aujourd’hui, revenant d’une quête semblable à la tienne, revenue ici pour te relever… étranger, car sans doute t’es-tu autant cherché toi-même que cette… étrangère… Le Jeune valet était comme choqué. Choqué qu’elle le connaisse si bien. Choqué qu’après tout ce temps, il n’ait pu comprendre… - Je ne… comprends rien, demoiselle ? - Arina… je m’appelle Arina, dit-elle d’une voix douce, presque maternelle. Et je viens d’au delà des dunes. J’ai aussi cherché une ombre, puis l’ayant trouvée, je suis… - Tu as trouvé l’étrangère ? La coupa brusquement le valet. Le valet était si innocent. Arina rit, balayant la poussière et les souffrances du jeune voyageur. - Ami, c’est toi-même que ton seigneur t’a envoyé chercher, espérant que dans la quête d’une ombre, tu trouves plus que cette illusion à poursuivre. Je suis l’étrangère, pour toi… Tu as suivi le parfum de mes pensées jusqu’ici, oubliant tout de toi, renaissant à ton présent, ton avenir. Vois, au-delà des dunes… la mer scintille, plus loin les montagnes se tintent sous l’aurore… Tu n’aurais pu me trouver, je me serais cachée aussi longtemps que tu m’aurais pourchassée. En t’arrêtant, tu m’as permise de venir à toi, enfin prêt. Maintenant, retourne où bon te semble, et ne cherche plus les ombres… elles n’existent que pour te perdre, et ne te servent que lorsque tu as compris leur nature… - Mais… tu es réelle ? N’est-ce pas ? S’inquiéta le fidèle valet. - Je le suis autant que tu l’étais, mais demain, j’aurais disparu, emmenant avec moi un valet, alors que toi tu retrouveras le chemin de la réalité, la tienne seule… Et peut-être un jour emmèneras-tu quelqu’un sur le chemin que tu as ouvert. Arina posa une dernière fois son sourire sur le visage de l’étranger, puis quitta son monde pour rejoindre le sien, le laissant à ses questions, face à cette personne inconnue qu’il avait cru chercher ailleurs qu’en lui…
*** Le personnage du Valet est une libre adaptation d’un personnage créé par Cypio, bien que non nommé dans cette histoire, je tenais à préciser cela. En hommage donc, à ce valet tenace et fidèle, qui le temps de ces lignes est venu en ces lieux pour s’en retourner ensuite aux nuits du bout du monde…
I. September 14 Wolf's RainWolf’s Rain
Le paradis... ça n'existe probablement pas.
Une quête, si elle est juste, en amène toujours une autre, finalement. Sans fin, elle recommence cette boucle à laquelle nul n’y comprend si ce n’est celui qui la mène, la clôt, et lui permet inlassablement de recommencer. Le Paradis n’existe nul par ailleurs qu’ici… là où on lui permet de renaître… ou non. Wolf’s Rain est une histoire simple, mais si compliquée aussi. Compliquée par ce que nous, les hommes, le sommes devenus.
Lorsque commence l'Histoire, un énorme loup blanc, nommé Kiba, arrive dans une ville sous dôme. Dans le même temps, un groupe de voyous, dirigés par un certain Tsume tente de s'emparer des vivres et richesses qui transitent dans la ville. Hors de tout ce vacarme, les Nobles poursuivent leurs propres objectifs et semblent indifférents à ce monde en ruine. Blessé, emprisonné, Kiba fera la rencontre de Tsume et Hige, deux individus qui, comme lui, ont deux apparences. Selon leur volonté, ils peuvent apparaître comme des humains ou comme des loups. Dans ce monde du futur, la race des loups s'est adaptée pour pouvoir coexister avec les humains et a endossé leur apparence pour éviter d'être exterminée. Loin dans un laboratoire, une équipe de chercheurs observe une fille prisonnière d'une gigantesque sphère de verre, remplie d'eau. Au moment où Kiba arrive, pour la première fois, cette fille nommée Cheza montre une réaction. Elle est la Fleur de la Lune.
La Lune, symbole éternel de la Femme, mais avant tout, des loups. Prédateurs impitoyables, les légendes racontent pourtant que parfois, ils accueillirent l’homme perdu parmi eux, et que plus tard, ils devinrent son ami le plus fidèle, le protégeant, l’aimant… lui pardonnant tout. Eux, ces loups, ces créatures de la Lune qui même derrière ces fers qui les cernent dans leur prison, ces zoo… ne gardent-ils pas dans leur regard de glace cette nature sauvage ? Ne sentent-ils pas dans leur veine l’appel de la Lune, le battement de cœur qui gronde dans les entrailles de la Terre ? Ceux qui ne les comprirent pas en firent des monstres, ceux qui les aimèrent devinrent comme eux : fidèle à eux-mêmes, fiers et droits… courant sur le chemin de leur vie comme les loups des glaces dans les contrées sans fin de Sibérie. Rien ne peut arrêter le chant du loup, ce gardien étrange qui honore la Lune, cette fleur argentée qui symbolise aussi la Connaissance. A la fin… peut-être, seront-ils les seuls à même de nous rappeler la Terre et une réalité que nous avons que trop cachée par une illusion qui nous mène nous et ce monde à notre perte. Craignez les loups… car ils n’oublient pas, et jamais n’abandonneront leur nature, leur course, leur chant… Et peut-être, pour cette raison, seront-ils les seuls, à la fin…
|
Inconnue ou refusée?
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
|